Mardi 1 juillet 2008
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Retour aux sources pour cette édition 2007, puisque je reviens sur mes terres, dans le Chablais
savoyard ! Rendez-vous le matin pour un trajet en convoi et petite halte en route sous un soleil des plus radieux... Nos prières pour avoir une fenêtre météo pas trop mauvaise seront-elle entendues? Nous arrivons dans l'après-midi et le temps est plus que menaçant... |
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Bivouac paisible au Lac de Vallon (Bellevaux). Il a plu toute la nuit et le réveil est pluôt humide. Le moral reste
malgré tout au beau fixe, nous entamons une ascension éprouvante, les appuis se dérobent à chaque pas sur un sol détrempé et nous avons l'impression de recevoir des tonnes d'eau sur la tête
! Thierry qui a des semelles lisses se ramasse une mémorable gamelle dans la boue et les sourires s'éffacent à mesure que la pente s'incline... |
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Après deux heures d'effort, nous parvenons enfin au sommet, avec 9°C, le froid est saisissant ! En traversant une prairie d'herbes hautes, nous achevons de nous détremper, nos vêtements nous collent à la peau et la sensation est détestable. En plus, ce n'est pas le paysage qui nous change les idées... |
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| Après une courte pause repas à l'abris des arbres, nous repartons dans la brume. |
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Je garde toujours espoir de pouvoir montrer aux collègues le magnifique paysage qui nous entoure... Au col des Charmettes, la température baisse encore et le vent s'y met, nous sommes frigorifiés ! |
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De dépit, j'essaie d'expliquer le paysage et je me donne l'impression d'être Poolevord dans "les
Randonneurs"... Je m'attend à ce qu'ils me répondent en rigolant: "Ben la c'est gris, gris et gris." Thierry sort les filtre spéciaux pour essayer de limiter les dégâts. Avec ses 5kg de matos photo, il est un peu dégoutté ! |
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Il faut faire attention où l'on met les pieds, les rochers sont de vraies savonnettes et la gamelle
n'est jamais bien loin... On reprend le sourie en traversant les lapiaz des Charmettes, en plus le temps semble se dégager... |
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Au col de Cordon, je remotive les troupes... Je redoute la difficulté à venir. Le chemin à moutons
que je connaissais est parti durant l'hiver précédent et il nous faut improviser sur un terrain en dévers hyper glissant. Le brouillard remonte, la galère recommence ! |
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Dans la purée de pois, on a beau se suivre, on se sent vite seul, abandonné aux éléments. C'est ce
qu'à du se dire JR en débouchant d'un virage sur le vide... Avec la fatigue et les conditions plutôt extrêmes, ça commence à râler dans les rangs et après un rapide conciliabule, nous décidons de ne pas poursuivre la rando... On rentrera donc sans passer le deuxième jour dehors. |
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A peine la décision d'arrêter prise, le temps se dégage.Y'a de quoi pester ! Mais bon, pas de regret,
l'alpage où nous devions dormir est occupé par un troupeau gardé par des patous particulièrement belliqueux. On manque de se faire croquer les miches... |
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Décidement, je ne reconnais plus mon pays ! Quelle tristesse de ne pas retrouver mes sensations d'avant... |
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Bref un tour qui tombe un peu à l'eau, au propre comme au figuré, vu les conditions extrêmes... On a
quand même passé un bon moment ensembles, mais ce fut dur de garder le sourire tout le long ! Vive les pétasites qui me font tout oublier! |
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les "courageux" : Claudine, Jean René, Thierry et
Julien...
Merci à Sabine qui m'a co-voituré. |